Communiqué de la Sorbonne occupée.
20 févr. 2009Nous demandons l’abrogation de l’ensemble des réformes organisant la casse de l’enseignement. Nous nous opposons à la marchandisation de tous les secteurs de la société. C’est pourquoi nous exprimons par notre présence ici notre solidarité avec les deux départements français en grève générale. Nous appelons l’ensemble de la population, sans-papiers, précaires, étudiants, chômeurs, travailleurs, lycéens, retraités, à s’auto-organiser en prenant part à ces luttes.
Pour ce faire nous appelons à bloquer et occuper les lieux de pouvoir, les axes de circulation des marchandises. Il est nécessaire aujourd’hui d’unir les luttes et de suivre l’exemple de la Grèce et de la Guadeloupe. C’est la seule manière de faire reculer le gouvernement.
En somme, il ne s'agit pas tant de lutter contre une loi particulière ou contre la seule réforme du statut des enseignants-chercheurs, mais plutôt de mettre en place un véritable mouvement de contestation contre l'ensemble des mesures du gouvernement. Un slogan entendu au cours d'une manifestation étudiante "Pecresse, on s'en fout! C'est le système qui nous rend fous!"