3 semaines sans nouvel article sur ce blog. Je vous ai manqué? J'en étais sûr.
Des raisons personnelles m'ont coupé d'internet pendant tout ce temps. J'ai survécu, mais vous comprendrez que mon blog en ait pâti. Mea Culpa!

Mais tout ceci ne vous explique pas cet horrible titre, n'est-ce pas?

Eh bien oui, je me demandais: que diriez-vous si je détruisais la France? Mais alors toute la France, en entier, "des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche" comme dit le poète. Comment ça, vous ne seriez pas contents? J'en entends déjà râler que c'est un beau pays et que ce serait parfaitement injustifié... Pfff... Vous n'êtes vraiment pas drôles! Je le ferai quand même. Non? Vous dites que 62 000 000 de personnes y vivent et ne méritent pas d'être détruits sans raison, eux non plus? Hum...

Je sens que devant la grogne qui monte, je vais devoir faire un compromis. Je n'aime pourtant pas ça, vous le savez. J'ai néanmoins encore un argument: j'ai trouvé une bonne quinzaine de personnes payées par mes soins, qui approuvent mon projet.

Vous, non? Toujours pas? Même si dans cette quinzaine il y a des célébrités?

Bon... bon... Puisqu'on ne peut pas discuter avec vous... soit... Je ne détruirai que l'Île de France.

Et je vous en prie, ne me dites pas que vous n'êtes toujours pas d'accord: il ne s'est trouvé absolument personne pour remettre en cause la nomination de Jean Sarkozy au conseil d'administration du plus grand quartier d'affaires d'Europe. Il est vrai que chacun a poussé un soupir de soulagement en apprenant qu'il renonçait à en prendre la tête, mais du coup, on en a même oublié de protester contre le fait que le fils du président de la République, au seul titre d'être bien né, puisse accéder à un tel poste. Ca aurait pu être pire, certes. Pourtant, cela reste scandaleux....

Pardonnez-moi cette maladroite et ridicule métaphore, je vous en prie. J'ai bien conscience de sa faiblesse, mais enfin! Ne se trouve-t-il personne pour s'apercevoir que les ficelles sont énormes? On le propose à la tête de l'EPAD, tout le monde s'indigne - et c'est bien légitime; il y renonce, tout le monde s'en félicite - et c'est bien heureux; on le nomme administrateur à la place - et personne ne réagit.

Si je vous annonce que je prépare un coup d'état pour m'emparer de l'Elysée, j'espère que la protestation sera assez forte pour que je puisse m'emparer de Matignon sans être inquiété.

Et puis au moins, le raffut provoqué, comme celui des affaires Clearstream, Mitterrand, Sarkozy... Il permet d'éviter de parler de problèmes autrement plus graves, comme ces 3 000 sans-papiers qui, à l'appel de la CGT, se sont mis en grève en région parisienne cette semaine. 3 000 personnes, dont certaines travaillent 80 heures par semaine en étant payés pour 35, des gens qui payent des impôts, côtisent pour la sécurité sociale, mais qui n'ont ni droit civiques, ni sécurité courante: chaque contrôle d'identité peut les conduire dans des pays qu'ils ne connaissent parfois même pas, dont certains sont en guerre, et où, toujours, ils ne seront pas les bienvenus. Malgré tout, ces 3 000 personnes ont le courage de se mettre en grève et d'occuper leur lieu de travail ce qui, ne l'oublions pas, risque à tout moment de les conduire à une arrestation, à un centre de rétention fermé, et donc à une expulsion en "charter de la honte". La presse ne dit pas un mot, pas un seul, sur cette nouvelle vague de grève. Tant pis pour elle: si les médias ne transmettent pas l'actualité, ils ne l'empêchent pas d'avoir lieu, et je souhaite beaucoup de courage à ces grévistes dont le combat est occulté par les magouilles d'un étudiant raté dont la chance est qu'en immigrant, son grand-père ait été assez riche pour obtenir des papiers.

En attendant un prochain article (meilleur que celui-ci, promis) je vous invite à bien vous protéger contre la grippe A. C'est ça qui fait la une, en ce moment, il faut donc croire que c'est important!
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