Pourquoi nous ne céderons pas!


« Nous, enseignants-chercheurs des universités parisiennes, exigeons que cessent définitivement les contrôles policiers, les fouilles, les fermetures à répétition de la Sorbonne et des autres centres d'enseignement et de recherche. Nous demandons le rétablissement de notre liberté d'étudier, d'enseigner, de chercher et de nous réunir. La Sorbonne doit rester ouverte ! La Sorbonne est aux universités, pas au Rectorat ! Libérons la Sorbonne !

Mais ce qui se passe à la Sorbonne n'est qu'un symptôme d'une politique générale. Nous dénonçons la politique de répression du mouvement des universités et de toutes les protestations en cours ; nous nous alarmons des graves menaces qui pèsent sur les libertés publiques.


Nous demandons donc :

1) que le Recteur de l'Académie de Paris reçoive une délégation pour discuter de la fin des contrôles, des fouilles sur le site de la Sorbonne et sur son ouverture permanente ; ainsi le dialogue remplacera l'arbitraire et la répression ;

2) Que le gouvernement cesse ses manoeuvres dilatoires et accède sans conditions aux revendications de la communauté universitaire en retirant sans délai ses contre-réformes (retrait des réformes de la formation des enseignants, du statut des enseignants-chercheurs, du contrat doctoral unique et restitution des postes supprimés en 2009).

L'exaspération est à son comble : c'est seulement après ces retraits que sera enfin possible un retour au dialogue, à la sérénité ainsi qu'une reprise des cours à laquelle nous aspirons tous.


En attente d'une réponse, nous restons dans la Sorbonne dont nous n'aurions jamais dû être chassés. »

Les quelques 150 enseignants occupant les Sorbonne hier et les centaines d'étudiants qui les soutenaient à l'extérieur ont été délogés manu-militari par les CRS vers 21h.

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